L'Océanie est loin du Canada, et les voyages y sont longs : trois semaines, un mois, parfois tout l'hiver. Un eSIM régional a du sens parce que l'itinéraire dépasse rarement un seul pays : Sydney et Melbourne, puis un saut vers Auckland et l'île du Sud, puis quelques jours aux Fidji au retour. Arriver, sortir de l'aérogare et avoir déjà des données vaut encore plus cher ici qu'ailleurs, parce que la première tâche consiste presque toujours à organiser un transport ou à téléphoner à la maison.
La couverture, honnêtement
Dans les villes australiennes et le long de la côte est habitée, les données sont rapides et fiables : Sydney, Melbourne, Brisbane, Adélaïde, Perth, Hobart et les villes entre les deux sont bien desservies par les trois réseaux nationaux (Telstra, Optus et Vodafone). Dès qu'on quitte cette bande, il faut être franc : l'Outback, la traversée du Nullarbor, de longues portions de la Stuart Highway et une bonne part du centre rouge hors d'Alice Springs et d'Uluru n'ont aucun signal, parfois pendant des heures de route. Même chose dans les parcs nationaux et sur les routes de l'intérieur.
La Nouvelle-Zélande est plus petite, mais très accidentée. Auckland, Wellington, Christchurch, Queenstown et les grandes routes fonctionnent bien avec les réseaux du pays (Spark, One NZ et 2degrees). Prévoyez des trous sur la route de Milford Sound, dans le Fiordland, sur les cols alpins, sur une partie de la côte ouest et autour du Tongariro. Le signal revient souvent dès la sortie d'une vallée.
Les îles du Pacifique sont les plus variables. Aux Fidji, au Samoa, aux Tonga, au Vanuatu, aux îles Cook et en Nouvelle-Calédonie, on trouve généralement des données utilisables dans la ville principale, près de l'aéroport et autour des grands complexes hôteliers, beaucoup moins sur les îles éloignées, pendant les transferts en bateau et sur les routes côtières isolées. Les vitesses sont modestes : suffisantes pour la messagerie, les cartes et les photos, moins pour les appels vidéo aux heures de pointe. Le Wi-Fi des complexes est notoirement capricieux et partagé entre des centaines de clients : vos propres données sont l'option fiable, pas la solution de secours.
Combien de données prévoir
La plupart des voyageurs consomment plus que prévu, pour des raisons pratiques :
- La conduite. L'auto est la norme en Australie et en Nouvelle-Zélande : les cartes tournent des heures par jour.
- Applis de transport. Uber et ses équivalents sont très utilisés dans les villes australiennes et néo-zélandaises, et exigent des données pour réserver et payer.
- Réservations en route. Traversiers du détroit de Cook, transferts insulaires, campings, excursions et entrées de parcs à heure fixe se confirment en ligne.
- Garder le contact. Avec 15 à 19 heures de décalage, on écrit et on appelle à des heures inhabituelles.
- Les photos. Un long voyage en produit beaucoup, et la sauvegarde automatique consomme discrètement.
Un usage léger (cartes et messages) demande peu; un voyage en auto avec partage de photos quotidien en demande nettement plus.
Conseils pratiques
- Téléchargez les cartes hors ligne de chaque pays avant de rouler. Ce n'est pas facultatif dans l'Outback ou le Fiordland.
- Installez l'eSIM avant le départ. Le Wi-Fi de certains aéroports demande un code envoyé par texto, ce qui complique les choses si votre numéro canadien est désactivé.
- Signalez votre itinéraire à quelqu'un si vous roulez en région isolée : vous serez parfois injoignable longtemps.
- Dans les îles, téléchargez billets et confirmations pendant que vous avez du signal en ville.
- La pile se vide plus vite quand le signal est faible, car le téléphone cherche sans arrêt. Apportez une batterie externe.
Foire aux questions
Un seul forfait couvre-t-il l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les îles?
Un forfait régional Océanie est conçu pour les voyages multipays : vous gardez le même eSIM en changeant de destination. Le tableau des forfaits, sur cette page, précise les pays inclus et les volumes offerts.
Aurai-je du signal en croisière dans le Pacifique Sud?
Pas en haute mer. Le Wi-Fi du navire est un service distinct, souvent lent et coûteux. Votre eSIM fonctionne de nouveau à terre, à portée d'un réseau local, ce qui est généralement le cas dans les villes portuaires.
Puis-je garder mon numéro canadien?
Oui. L'eSIM ajoute les données à côté de votre ligne actuelle. Votre numéro reste joignable si vous le laissez actif : désactivez simplement son itinérance et utilisez les applis de messagerie pour appeler.
Que faire si je perds complètement le signal?
Rien à réparer. La connexion revient d'elle-même en zone couverte. Sinon, activer puis désactiver le mode avion incite le téléphone à se reconnecter.